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Stéphanie PARIS et Sylvie NOEL, Co-fondatrices

Handicap : un marché convoité, mais difficile à pénétrer par les start-up

Ce contenu a été réalisé par L'Arbradys

Lauréats 2017 du Trophée de l'Innovation du Salon du Handicap

Depuis la loi de 2005 sur le handicap et l'égalité des chances, les esprits bouillonnent, les innovations technologiques progressent et les projets dans ce domaine se multiplient. Avec plus ou moins de succès. Car en réalité le marché du handicap se morcelle en autant de parts qu'il existe de maux, mais ne s'en trouvent pas moins en concurrence devant les aides et les financements.

Peu d'aides pour les entrepreneurs

Certes, les grandes entreprises s'intéressent à la problématique, de même que les mutuelles, dont la mission d'utilité sociale pousse à lancer des appels à projet et des partenariats avec des start-up. Mais ce type de mécénat et les aides ministérielles profitent souvent aux associations et les entrepreneurs tirent la langue. Ceux qui y réussissent le mieux sont souvent les mêmes qui sont directement touchés par le handicap, à l'instar de Sophie Noël et Stéphanie Paris qui ont fondé L'Arbradys en 2016.

« L'idée de cette maison d'édition est née après que mon fils a été diagnostiqué dyspraxique et que j'ai pris conscience de la difficulté de trouver des supports de lecture adaptés », raconte Stéphanie. Les enfants « Dys » n'ont pas de retard mental, ils s'intéressent aux mêmes sujets que les enfants de leur âge, mais sont souvent de moins bons lecteurs. L'Arbradys propose donc aux enfants porteurs de troubles cognitifs, des supports adaptés.

Une source de financement éthique et solidaire


Dans le domaine de l'édition, les associations agréées et les établissements publics à but non lucratif ont droit à une exception aux droits d'auteur, dès lors qu'ils adaptent des textes pour des publics handicapés reconnus à 80%… Pas les entreprises. « La NEF, qui est une banque éthique et solidaire, nous a octroyé un prêt de 20 000 euros de trésorerie que l'on n'aurait pas obtenu d'une banque classique. Le reste de notre financement provient pour 23% de notre apport personnel, pour 33% d'une subvention PIA de la BPI et pour 11% de la Fondation MAAF qui subventionne nos activités marketing et de communication. »

Innovation d'utilité sociale

Incubée au Labo de l'Edition de la Mairie de Paris, la start-up livre ses magazines aux instituts médicaux sociaux (IME, SESSAD), thérapeutes, écoles, bibliothèques et familles concernés par les troubles dys (dyslexie, dyspraxie et dysphasie). L'Arbradys vient d'être agréée ESUS (ce qui va lui permettre de bénéficier d'aides spécifiques) et a été primée lors du Salon du Handicap, de l'Emploi et de l'Achat Responsable, pour son « Innovation d'utilité sociale ».

Alors que dans l'univers des start-up, l'innovation est incontournable mais ne se concevait jusqu'ici qu'en termes technologiques, cette prise en compte de la dimension sociale témoigne d'une évolution dans la mentalité des investisseurs.

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